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Le sentier du Joudron,à Arvillard.

Sur la commune voisine d'Arvillard en Savoie, à 10 minutes de nos chambres d'hôtes, il y a le sentier du Joudron...

Vous verrez sur la rive droite du Joudron (en face du four à griller), les restes d’un moulin hydraulique avec des vestiges de meules et de bâtits.

Un petit barrage alimente en amont une centrale hydroélectrique.

A Arvillard prendre la direction du hameau le Molliet. Vous pouvez alors stationner sur le parking à droite, à la sortie du lieu dit. A pied, prenez à gauche, face au parking, une petite route sans issue. A son extrémité prendre le premier sentier, à gauche, qui conduit au site.

La balade est facile, une heure environ.

La commune d’Arvillard et l'Association BienVivre en Val Gelon ont lancé un projet de mise en valeur de sites patrimoniaux en bordure de cours d'eau. Le projet s'inscrit dans la dynamique du réseau "Chemin de fer et de l'eau" sur la création d'un sentier d'interprétation.

Vous découvrirez bientôt (en projet)  une mine de fer souterraine et d’un four à griller le minerai.

Petite visite de la mine du Molliet ci-dessous.

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Au coeur de la mine du Molliet par flomotionprod

UN PEU D'HISTOIRE...

Pendant des siècles, à Arvillard comme dans tout le massif de Belledonne et les Hurtières, côté Maurienne, l’extraction et le travail du fer ont été des activités importantes. Le massif de Belledonne et les Hurtières sont depuis longtemps des régions de travail du fer, sans doute avant l’époque romaine.
L’ingénieur Giroud (1761-1797) indique :« Il existe à l’Est de Grenoble, une grande chaine de montagnes granitoïdes, immensément riches en filons de mines de fer spathique. Pour la plupart, les filons de ces mines spathiques se retrouvent fréquemment dans ces montagnes depuis Vizille jusqu’à St. Hugon à l’extrême frontière du département de l’Isère… Les exploitations des mines de fer du département de l’Isère sont très anciennes dans le pays, notamment dans le canton d’Allevard. La première époque où les Allobroges commencent à les convertir en fer se perd dans la nuit des temps.
D'après  la légende, Durandal, l’épée que Charlemagne remit à Roland, fut forgée avec le fer des Hurtières.
Monsieur Georges Salamand, spécialiste de l’histoire du fer dans la région et auteur du livre « Le maitre de Saint Hugon, Emile Leborgne » affirme que, si les moines Chartreux se sont installés dans le vallon du Bens en 1173 c’est parce qu’il y avait du fer. Le ruisseau du Bens forme la limite des communes de la Chapelle du Bard et d'Arvillard.
Le fer a été exploité très tôt car les filons de fer en hématite, faciles à travailler, affleurent en de nombreux endroits notamment en altitude comme au col de la Mine de Fer (2400 m).
De plus, l’autre matériau indispensable, le charbon de bois, ne manque pas grâce aux importantes forêts remarquables de la région.
A la fin du XVIe, des italiens de la région de Bergame inventent la méthode indirecte permettant de fabriquer la fonte qui sera ensuite transformée en fer. Le « haut fourneau » est né. Une quinzaine de hauts fourneaux se créent dans la région d’Allevard et les Chartreux en construisent deux, quelques centaines de mètres en aval de Saint Hugon, de chaque coté du Bens, un en Savoie, l’autre en Dauphiné. Les minerais proviennent de différentes mines de la région : de Pinsot, de Malatrait (vers l’actuel Collet d’Allevard), de Saint Georges d’Hurtières, de la vallée des Huiles, de Prodin, le Molliet.
La révolution
met un terme à la vie florissante de Saint-Hugon, la chartreuse est pillée et abandonnée, ses biens, qui s'étendaient jusque sur le territoire de Tencin, en Grésivaudan (domaine de Valbonnais), et les hauts fourneaux sont vendus comme biens nationaux.


A partir de 1829, Prosper Leborgne, à l'origine de la dynastie des taillandiers et maîtres de forges connus dans l'Europe entière, industriels lyonnais (chapellerie et transport) achète le haut fourneau de Saint Hugon. De 1845 à 1860 le haut fourneau fonctionne sous la direction d’Emile Leborgne qui crée également, en 1859 à Pont-de-Bens, sur la commune de La Chapelle du Bard, une taillanderie pour la fabrication d’outils de terrassement ferroviaire. Définitivement fermé, le site de Saint Hugon est vendu en 1873 et verra la mise hors feu définitive du dernier haut fourneau.
Après 1892, la Chartreuse connaitra différentes destinations : établissement thermal, ferme, lieu de festivités ; en 1979 elle est rachetée par un groupe de pratiquants du bouddhisme pour devenir Karma Ling.

L’association Bien Vivre au Val Gelon a initié une remise en valeur du site minier de la vallée du Joudron en aval du hameau du Molliet.
D’importants travaux de déboisement, auxquels ont participé plusieurs Pierrus, ont permis de dégager l'important four à griller. Situé en contrebas de la mine du Molliet, il permettait un premier traitement pour abaisser la teneur en soufre du minerai qui était ensuite stocké sur une « regraine » extérieure, sur place ou près du haut fourneau. E
n amont, sur la rive droite du Joudron, deux moulins à céréales ont également été dégagés.

Les ruines de la Chartreuse de Saint Hugon au XIXe siècle, illustrées par Victor Cassien (1808 - 1893).

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